Sortir de sa zone de confort. Cette expression que l’on voit fleurir à tort et à travers sur les réseaux. Comme une injonction à se dépasser, à aller toujours au-delà de soi. A entreprendre.

Je l’ai toujours eu un peu en horreur, je l’avoue. Si je saisis l’intérêt du concept, j’ai toujours eu de mal à envisager le problème de rester dans une place que l’on maîtrise, où on se sent à l’aise.

Et puis, un jour, j’ai entendu quelqu’un (impossible de me souvenir qui, mais il me semble que c’était un sportif) dire que le travail devient efficace et intéressant quand ça commence à titiller là où ça fait mal. Alors, oui, on parlait là d’effort physique, mais ça m’a tout de suite ramenée à l’écriture.

Écrire, chez moi c’est passionnel. Dans tous les sens du terme. C’est merveilleux et douloureux à la fois. C’est difficile, compliqué, c’est me confronter à mes peurs, à mes failles et mes insécurités. C’est un combat contre moi-même. Je frémis à l’idée de donner vie à mes idées, pourtant quand vient l’heure de me poser devant mon clavier je rechigne. Et quand j’y arrive, quand cette rencontre intérieure devient inévitable, j’en retire une joie indicible et un sentiment d’accomplissement incroyable. Elle est là ma zone de magie. C’est un creusant là où ça me fait m’effraie un peu que je me donne la possibilité de trouver des joyaux. Et quelques monstres aussi, mais ce n’est pas grave.

Depuis presque un an, je me donne des rendez-vous avec moi-même que je ne peux pas éviter. Et je n’ai jamais autant écrit. Alors j’ai fini par me sentir prête à aller plus loin, à explorer d’autres pièces de cet endroit scintillant en partageant autour de l’écriture.

A la fin du mois d’août, j’ai surmonté ma peur du ridicule, ma crainte de ne pas être à la hauteur et aussi celle de n’intéresser personne. Et j’ai organisé mon premier atelier d’écriture.

Quand j’étais étudiante à l’université, j’ai eu la chance de suivre un atelier d’écriture pendant deux années et je n’ai jamais autant progressé en termes de style mais aussi dans mon rapport à l’écriture en elle-même. Et j’ai eu envie de revivre ça, de poursuivre dans cette voie. D’apporter ma pierre à l’édifice, aussi petite soit-elle.

Je ne vous cache pas que c’était effrayant. Mais je l’ai fait. Et les dix participantes ont été extraordinaires ! J’ai passé un moment hors du temps et dès les premières minutes, mes craintes se sont évaporées face à l’enthousiasme que générait cette rencontre, ce moment de partage.

Ce premier atelier de découverte a été un petit succès si j’en crois les retours que j’ai reçus. Alors, forcément, je meurs d’envie de réitérer ça. De rester dans cette zone de confort qu’est le milieu littéraire pour moi, mais en explorant des pièces encore inconnues.

Retrouvez dès à présent le programme des prochains ateliers : ça commence en octobre et avant la fin de l’année je le mettrais aussi à jour pour les ateliers 2022.

Merci à tous de me permettre de vivre ça.

L’aventure ne fait que commencer !

Categories: Écriture

Sandy

Les livres et les bonnes histoires m’ont toujours accompagnée. Dans mes loisirs, comme dans mes études. Après un baccalauréat littéraire, j’ai suivi ma passion jusqu’en licence de Lettres Modernes puis jusqu’en Master à l’intitulé nébuleux (Imaginaires et Genèses littéraires) après lequel j’ai pris une année de pause en pensant me consacrer à mes petits projets trop longtemps remis au lendemain avant de poursuivre mon cursus en thèse. Cette année fut d’une richesse incroyable, j’y ai appris énormément de choses et surtout j’ai entrepris ! J’ai lancé ma chaîne youtube, le présent blog, j’ai fondé Magic Mirror éditions, j’ai écrit mon premier roman et entamé le deuxième … Tant et si bien que la thèse attendra encore un peu

2 Comments

Marie Barbaria · le 13 septembre 2021 at 10:25

C’est peut-être pour ça que je n’arrive pas à écrire. Je ne suis pas prête à me retrouver seule face à moi même. Pas prête à me mettre à nue et à en assumer les conséquence. Pas prêtes à titiller là où ça fait mal. J’ai l’impression de devoir sauter dans le vide. J’ai tout préparé pourtant. Il n’y a plus qu’à. Mais ce dernier pas est une marche colossale pour moi. Et je me cache. Derrière la fatigue, le manque de temps… Je suis juste une froussarde je crois !

En tout cas, continue comme ça, tu es un modèle pour moi.
Et les thèmes de tes ateliers sont tops !

    Sandy · le 14 septembre 2021 at 15:21

    Oh tu sais cette impression de sauter dans le vide je l’ai à chaque fois que je me retrouve devant mon clavier. Il y a des jours où la peur est plus forte et j’accepte. Le jour viendra où tu parviendra à vaincre tout ça ;). Merci pour tes mots toujours touchants Marie (et de nous deux clairement c’est toi qui me sert de modèle si tu savais !)

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