Je crois que c’est une des chances incroyables que mon statut d’éditrice m’offre : découvrir des textes à leurs prémisses, accompagner leurs premiers pas et les voir se déployer. Ce bonheur si exaltant de rencontrer des personnages encore (presque) vierges de lecteurs et les histoires qu’ils portent. Je ne pourrais jamais me passer de ce frisson-là.

 Dès que mes yeux ont parcouru les premières lignes de La Mélodie des Limbes, j’ai su que ce roman allait me transporter. Parce que je connais le talent de Nina Gorlier. Et surtout parce que dès le début, dès l’incipit, la plume et l’univers se sont alliés pour me bouleversée.

 

Bouleversant. Si je ne devais parler de ce roman qu’avec un seul mot, ce serait celui-là.

La Mélodie des Limbes nous raconte le parcours d’Elisabeth, une jeune-fille qui ne s’est jamais sentie comprise, qui n’a jamais trouvé sa place dans sa famille et dans la société. Elle se réfugie souvent dans ses rêves aux côtés de Frederik, son ami imaginaire, un être aveugle, moitié corbeau, moitié homme. Jusqu’au jour où elle croise la route de celle qu’elle nommera l’Entrepasseur. Une petite fille étrange, qui semble voyager entre les mondes. C’est elle qui fixe les règles du jeu et son défi est implacable : Elisa aura sept jours pour trouver trois clés dans les entrailles du monde onirique. Si elle échoue, Frederik devra mourir.

Une course contre le sablier est lancée, Elisabeth fera tout pour trouver ces maudites clés et comprendre les portes qu’elles ouvrent. A ses risques et périles. Son périple pour sauver cet ami qui cache bien des mystères mènera l’héroïne auprès de personnages aussi beaux que complexes : Astéria l’étoile amoureuse, Sélène la chasseresse, Phébus le roi en quête de beauté au cœur de son palais d’or et de moisissure …

En plus d’un récit haletant, Nina nous offre une plume poétique et ciselée qui sert parfaitement son propos. Elle aborde des sujets forts, notre rapport à la mort et au deuil en particulier, sans jamais de départir d’une certaine beauté. Douceur et mélancolie se côtoient dans cet univers sombre et merveilleux, habité de symboles et de sens.

L’héroïne est troublante de sensibilité et force l’admiration par son dévouement à Frederik. Leur histoire est si belle, si touchante. Le dénouement m’a chamboulé le cœur et la fin douce-amère laisse une impression à la fois triste et satisfaisante. C’est une histoire qui marque, qu’on ne peut oublier. Difficile de quitter pour de bon cet automne éternel.

Il s’agit d’une excellente réécriture des Sept Corbeaux des frères Grimm. Nina a su s’approprier ce conte un peu oublié et ses symboles. Elle s’est emparé des ombres que porte le récit originel pour les remplir de sa sensibilité et le résultat est terriblement poignant.

Bouleversant, c’est bien le mot. Magistral aussi. Et puis essentiel ;).

Si vous voulez découvrir mon article sur le premier titre de Nina, une superbe réécriture de La Belle et la Bête, c’est par ici

Vous pouvez aussi faire un tour sur le blog de Nina

Et si ce merveilleux roman vous tente, c’est par ici pour le commander 


Sandy

Les livres et les bonnes histoires m’ont toujours accompagnée. Dans mes loisirs, comme dans mes études. Après un baccalauréat littéraire, j’ai suivi ma passion jusqu’en licence de Lettres Modernes puis jusqu’en Master à l’intitulé nébuleux (Imaginaires et Genèses littéraires) après lequel j’ai pris une année de pause en pensant me consacrer à mes petits projets trop longtemps remis au lendemain avant de poursuivre mon cursus en thèse. Cette année fut d’une richesse incroyable, j’y ai appris énormément de choses et surtout j’ai entrepris ! J’ai lancé ma chaîne youtube, le présent blog, j’ai fondé Magic Mirror éditions, j’ai écrit mon premier roman et entamé le deuxième … Tant et si bien que la thèse attendra encore un peu

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