Le Chant d’Achille, Madeline Miller

J’ai mis du temps à le lire, non pas par ennui, mais bien par crainte du vide engendré par la fin. Je connaissais l’issue tragique de cette histoire, alors j’en ai savouré chaque page, chaque mot. Tous les soirs, je rejoignais Patrocle et ses pensées comme on se rend à un rendez-vous secret : avec délice, en espérant que cela ne se termine jamais.

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Dompter le chaos par les mots | WRITERS FACTORY ÉP 4

« Il existe aussi des romans d’un autre genre, de faux romans comme ceux de Gombrowicz, qui sont des sortes de machines infernales. Gombrowicz a une très bonne connaissance de la psychanalyse, du marxisme et de bien d’autres choses, mais il garde à leur égard une attitude sceptique, si bien qu’il construit des objets qui se détruisent dans l’acte même de leur construction – créant ainsi le modèle de ce qui pourrait être un roman à la fois analytique et matérialiste. »

Jean-Paul Sartre, « Sartre par Sartre », Le Nouvel Observateur, N° 272 du 27 janvier 1970.

Parce qu’écrire ne va pas sans lire, et parce que les écrivains que j’admire me donnent plus que jamais envie de prendre la plume, dans le ce quatrième épisode, je me penche sur Cosmos de Gombrowicz. J’essaie de comprendre ce qui fait le génie de cet auteur et de son roman qui m’a tant fascinée à travers une analyse qui, je l’espère, sera intéressante.

Bonne écoute !

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Le Royaume Sans Ciel, Charlotte Ambrun | Magic Mirror éditions

Je me souviens encore quand j’ai débarqué sur la blogo littéraire il y a 6 ou 7 ans. Je cherchais à réaliser une photo de couverture originale pour ma vidéo sur La Belle et la Bête et je suis tombée sur le tuto de La Parenthèse Imaginaire. De là j’ai découvert le blog et, fascinée par ses articles de qualité et ses photos sublimes, je ne l’ai plus jamais lâché.

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Et si Barbe Bleue était une femme ?

Il m’a longtemps effrayée avant de commencer à me fasciner. Avec sa grosse barbe, ses airs d’ogre et l’arbitraire de ses meurtres. On ne saura jamais vraiment pourquoi il a tué ses femmes si ce n’est pour punir leur curiosité. Et cette sentence terrible, « il vous faut mourir Madame maintenant », continue de me terrifier par le calme et l’implacabilité qu’elle dégage.

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