Dormir chez Frodon Sacquet, bonne ou mauvaise idée ?

Le cap des 30 ans … On a tous un rapport particulier avec ce moment de nos vies. On le redoute, on l’attend avec impatience, on se fixe des objectifs, on dit à qui veut l’entendre que pour nous ça ne représente rien … Je vous reparlerais en temps voulu (plus que trois ans !) de mon appréhension de cette trentaine approchante, mais avant moi, ma première confrontation à ce passage obligatoire a été l’anniversaire de mon mari.

J’avoue que je mettais une pression folle pour célébrer ses 30 ans comme il se doit. Je voulais que ce soit inoubliable, symbolique, surprenant. J’ai d’abord pensé à une grosse fiesta sur le thème des années 80. J’ai repéré une salle, choisi la déco, pris contact avec une Cake Designer de folie, commencé à parler à nos amis les plus éloignés géographiquement pour qu’ils bloquent la date. Et puis je suis tombée enceinte et ma date de terme tombait la semaine fatidique (forcément). Je me suis dit que soit j’aurais déjà accouché et qu’on aurait tous les deux moins envie de fiesta avec un bébé dans les bras, soit que je serais sur le point d’accoucher et que donner la vie au milieu des cotillons et des bracelets fluos c’était moyen. Alors j’ai envisagé une soirée plus confidentielle chez nous, seulement avec les amis proches.

Et puis j’ai perdu le bébé. Et quand le moment de penser à cet anniversaire à nouveau s’est présenté, je ne me voyais juste pas passer cette soirée comme je l’avais pensée à la base, à imaginer comment cela aurait pu être s’il avait été là.

Je voulais que les 30 ans de mon mari soient un moment joyeux, à nous deux. Alors j’ai tout envoyé valser et j’ai inventé une nouvelle manière de lui dire combien il comptait pour moi et à quel point j’étais fière de l’avoir accompagné jusqu’à ces 30 ans.

J’ai organisé un week-end surprise (il savait que l’on partait mais pas où ni ce que nous allions faire). J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai croisé fort les doigts pour tout fonctionne, je me suis arraché des cheveux et j’ai changé plusieurs fois de plan mais le jeu en valait la chandelle.

Le vendredi 8 novembre j’ai donc embarqué mon petit mari dans ma voiture, j’ai prié le dieu des GPS pour que le mien ne fasse pas de folies et nous sommes partis à l’aventure.

J’avais dissimulé un petit paquet d’indices dans ma boîte à gants, et comme nous avons les mêmes références, Monsieur a trouvé très vite la destination : nous sommes allés à Flayosc pour passer deux nuits dans une tanière de Hobbit au cœur de la forêt.

Ce sont Les Cabanes du Varon qui proposent cet hébergement insolite (en plus de cabanes perchées) et malgré quelques petits soucis d’organisation (ceux qui me suivent sur insta sauront de quoi je parle \o/) je ne regrette absolument pas d’avoir choisi cet endroit.

Nous sommes tous les deux amateurs de l’univers inventé par Tolkien et c’était magique de s’imaginer vivre dans la Comté pour quelques jours. Nous avons séjourné dans la tanière de Frodon et malgré le froid glacial des nuits de novembre, la féerie l’a emporté. La cabane est superbement décorée, le petit déjeuner est livré le matin dans un panier et une quête à l’intérieur de la tanière, à la manière d’un escape game, nous a occupés pendant une bonne heure (et nous avons trouvé l’anneau à la fin \o/).

Nous sommes partis hors saison et ça valait le coup de se geler les orteils parce que nous étions seuls et cet isolement au cœur de la forêt, avec des moutons pour seuls voisins c’était à la fois ressourçant et étourdissant.

Dès l’arrivée, la personne qui nous a accueilli nous a donné un plan avec les clés de la tanière et nous avons dû trouver notre chaumière par nos propres moyens. Rien de bien difficile, tout est très bien indiqué, mais c’est déjà une petite aventure qui commence !

Nous avons passé le week-end à flâner dans les bois, à câliner les animaux du domaine, à manger dans de bons restaurants et j’avais réservé un Escape Game pour le samedi.

J’ai affronté quelques une de mes peurs à l’occasion de ce week-end, notamment cette angoisse du noir et de l’isolement « social » (aucun de nos portable n’avait de réseau dans la tanière, donc pas d’internet, pas de sms, ni d’appels). Je vous avoue avoir eu quelques sueurs froides la première nuit en entendant des bruits devant notre porte, mais je suis passé au-delà et c’était finalement assez exaltant d’avoir un peu peur. A peu de choses près je me serais vraiment crue dans Le Seigneur des anneaux :p.

C’était plus simple et plus tranquille que ce que je m’étais imaginé à la base mais finalement ça nous correspondait plus. Et je crois bien que mon mari a beaucoup aimé, c’est l’essentiel ^^.

Comme les images sont plus parlantes que les mots, je vous laisse avec quelques clichés de joli week-end :

Mon copain l’alpaga-démon (qui a essayé de cracher sur mon mari :p)
Nos voisins
Petit Bonus :p

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